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Études Généalogiques, nos conseils aux débutants

La généalogie connaît un grand succès depuis quelques années. Nous nous penchons de plus en plus sur notre passé et nous voulons savoir qui étaient nos ancêtres. La réalisation d’un arbre généalogique consiste à retrouver toutes les personnes qui sont nos racines, en partant de notre propre génération et en remontant les générations précédentes.

Savez-vous par où commencer ?

  1. Réunir tous les renseignements concernant les parents, les grands-parents, les dates et les lieux de naissances, de mariages, de décès de ses proches.
  2. Retrouver des informations sur le livret de famille.
  3. Questionner les anciens lorsqu’il en encore temps …
  4. Une visite au cimetière peut donner des indications de date.
  5. Consulter le site des archives départementales pour trouver les actes.

Première règle

Mais avant tout, retenez la règle essentielle en généalogie : l’acte de mariage est le document le plus important à rechercher (ou le contrat de mariage) et on n’est certain du nom de ses ancêtres que lorsqu’on a trouvé cet acte.

Les registres paroissiaux

Avant la Révolution, le curé de la paroisse est l’officier légal d’état civil, d’où le nom de registres paroissiaux donnés aux registres plus communément appelés BMS (baptêmes, mariages, sépultures). L’état civil est instauré officiellement en 1539 avec l’ordonnance de Villers-Cotterêts signée par François Ier. Cette ordonnance fait obligation à tous les curés de consigner les baptêmes dans un registre.

En 1579, l’ordonnance de Blois confirme cette obligation et impose l’ouverture de registres pour les mariages et les sépultures.

L’ordonnance de 1667 prescrit la tenue en double exemplaire des registres paroissiaux, dont l’un est déposé au greffe de la juridiction royale. C’est cet exemplaire qui constitue actuellement la collection conservée aux Archives départementales (série E). Les communes pourvues d’un service d’archives conservent l’autre exemplaire.

En 1792, les curés sont dessaisis de leur fonction d’officier d’état civil au profit du maire à qui ils doivent remettre les registres paroissiaux originaux en leur possession.

Pour les protestants, le premier synode national crée l’enregistrement des baptêmes et mariages par les pasteurs dès 1559. En 1664, le roi reconnaît l’existence légale des actes pastoraux. Bien que l’édit de Nantes autorise les pasteurs à tenir des registres, les curés, reconnus par le premier synode comme officiers d’état civil, enregistrent les sépultures des protestants, avec la mention « RPR » (Religion Prétendue Réformée). ou «enterré en terre profane » « hors l’église ».

 La révocation de l’édit en 1685, laisse les protestants sans état civil officiel. Ils sont obligés de déclarer leurs enfants au curé et de les faire baptiser par lui. (attention, dans les registres, ils sont  qualifiés d’enfants naturels).

Malgré cette interdiction, les pasteurs tiennent des registres clandestins dits « du désert » (période 1740-1787). Ils retrouvent leur identité à la suite d’un édit royal de septembre 1787 dit « édit de Tolérance ».

Les curés recueillent les déclarations des mariages faits « au désert » et les naissances des personnes de religion protestante.

Il faut donc chercher dans les registre catholiques, ces actes appelés « réhabilitations de mariages » à partir de 1788 et jusqu’à 1790 en certains endroits.

Il arrive parfois de trouver trois générations sur un seul acte. Les réhabilitations de la Drôme ont été relevées et sont à la bibliothèque EGDA

A partir de 1792, l’état civil est confié aux mairies. Tenus en double exemplaire, dans des registres uniques ou séparés, ils contiennent les actes de naissance, de mariage et de décès. (NMD) Les doubles sont d’abord versés au greffe du Tribunal et, ensuite, lorsqu’ils ont plus de 100 ans, aux AD, où ils sont consultables.

Le contenu des différents actes

Avant 1793 (registres paroissiaux – BMS) Librement consultables dans les mairies ou aux  AD.

Baptême : nom, prénom, filiation (précisée légitime ou non) et lien de parenté des parrain et marraine. (Exemplaire unique jusque vers 1670 . Suivant les régions, ils débutent à des dates variables).

Mariage : il se limite souvent aux noms, prénoms des époux jusque vers 1670. Il indiquera ensuite la filiation avec mention du décès des parents, les quatre témoins.

Sépulture : Acte très sommaire, date et lieu du décès, nom et prénom du défunt, profession, âge approximatif et situation matrimoniale (en principe le nom du conjoint), témoins.

Etat civil (librement consultable lorsqu’il a plus de 100 ans)

Naissance : Nom, prénom, filiation (mentions marginales)

Mariage : dates et lieux de naissances et filiations des époux, témoins, contrat.

Décès : Nom, prénom et  filiation du défunt, nom du conjoint. Au XIXe siècle âge et parfois lieu de naissance. Aujourd’hui date et lieu de  naissance.

Les tables décennales

Ce sont des registres récapitulatifs des actes d’état civil enregistrés dans une commune. Classés alphabétiquement par catégorie, triés par nom et par tranche de 10 ans, ils ont été créés en même temps que l’état civil. Les recherches avancent ainsi à grands pas surtout lorsqu’on ne connaît que la date approximative. Ces tables se trouvent aussi bien à la commune qu’aux A.D.

Les mentions marginales

Des annotations appelées « mentions marginales » sont inscrites en marge de l’acte de naissance ; elles indiquent la date et le lieu de mariage, le divorce, le remariage, la date et le lieu du décès (le divorce est aussi indiqué en face du mariage), la date et le lieu de la reconnaissance (avec le nom de la personne qui reconnaît), le changement de nom, les rectifications éventuelles (nom, prénom etc.)

Elles n’apparaissent que fort tard : à partir de 1897 pour les mentions de mariage et de divorce, 1945 pour les mentions de décès. Pour la première partie de ce siècle elles peuvent donner des indications afin de franchir le cap des cent ans. Mais si une personne se marie en 1896 et décède en 1940, bien sûr aucune mention n’apparaîtra…

Le calendrier républicain

D’après ce calendrier décrété par la convention nationale le 5/10/1793, l’année commençait à l’équinoxe d’automne (22 septembre), et était partagée en 12 mois de 30 jours chacun, dont les noms évoquaient les saisons, plus 5 jours complémentaires (ou 6 les années bissextiles) qui devaient être consacrés à la célébration des fêtes républicaines.

Ces mois reçurent les noms suivants: pour l’automne vendémiaire (mois des vendanges), brumaire (des brumes), frimaire (des frimas), pour l’hiver: nivôse (des neiges) pluviôse (des pluies) ventôse (des vents), pour le printemps: germinal (de la germination), floréal (des fleurs), prairial (des prairies), pour l’été: messidor (des moissons), thermidor (de la chaleur, des bains), fructidor (des fruits). Le mois était divisé en trois dizaines ou décades et les noms des jours étaient tirés de l’ordre naturel de la numérotation: primidi, duodi, tridi, quartidi, quintidi, sextidi, septidi, octidi, nonidi, décadi.

Il a été appliqué à partir du 24 novembre 1793 et a été aboli par Napoléon Ier à partir du 1er janvier 1806.

Lien pour conversion :

https://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/arkotheque/arkotheque_conversion_calendrier.php

 

 

Les mariages de l’An VII et de l’An VIII (1799 – 1800)

Une difficulté supplémentaire pour trouver les mariages de cette période qui n’apparaissent pas dans la commune concernée, mais dans le chef-lieu de canton révolutionnaire de la commune, (qui n’est pas forcément le chef-lieu actuel !).

On trouve l’information sur l’onglet « Nos relevés ».

Les archives départementales

Elles détiennent toutes les archives de l’état civil, des registres paroissiaux, les archives des notaires et une multitude d’archives de toutes les communes et anciennes paroisses du département.

Tous les registres d’état civil étant tenus en double, un exemplaire reste dans les archives de la commune ; l’autre est, dans un premier temps, remis au greffe du tribunal puis remis aux A.D après cent ans.

Désormais aux ADD, on les trouve seulement sous forme de microfilms en 2Mi et 5Mi. Des répertoires sont mis à disposition pour trouver la cote des documents recherchés.

En ligne sur le site des archives :

https://archives.ladrome.fr/page/archives-numerisees

Les archives notariales

Lorsqu’on ne trouve pas un mariage dans une commune, soit parce que les mariés sont protestants (dans certains endroits c’est un fort handicap) soit pour une autre raison inconnue, il faut chercher les contrats de mariage.

Tout mariage, qu’il soit catholique ou protestant, faisait l’objet d’un contrat de mariage chez le notaire, même si les mariés n’avaient aucun bien…

Les archives notariales se trouvent dans les séries E et 2E. Presque toutes les archives anciennes des notaires de la Drôme sont déposées aux A.D.

En ligne sur le site des archives :

https://archives.ladrome.fr/search/form/f447ad44-912c-4333-a6eb-c481f94967e2

Les listes de recensement

Une source complémentaire vous permet de retrouver la piste de vos ancêtres.

Décrétées le 16 mai 1800 et réellement appliquées depuis 1836, les listes de recensement peuvent fournir divers renseignements sur les lieux de naissance, la religion, l’âge et la composition de la famille. Aux ADD cote 6M 162 à 519.

En ligne sur le site des archives :

https://archives.ladrome.fr/search/form/b6ee53a1-0327-40cc-bd8e-82314e01a07a

L’enregistrement

Répertoires de tous les actes notariés par arrondissement. On les trouve en série 2C pour les actes avant 1793, en série 3Q après 1793. Ce sont des documents particulièrement importants en cas de blocage.

On y trouve des tables de décès (même ceux ayant lieu hors département : répertoriés à la commune d’origine, table de contrats de mariage (mention de la date et du notaire), table des testaments (mention de la date et du notaire), tables de successions, inventaires après décès, ventes, etc…

En ligne sur le site des archives :

https://archives.ladrome.fr/search/results?q=enregistrement&scope=all&mapBounds=&facet_media=image&page=1

Comment établir la numérotation

Plusieurs numérotations peuvent être appliquées mais la plus usuelle est la numérotation dite de « Sosa ».

A chaque individu est attribué un numéro déterminé selon la place qu’il occupe : le n°1 est donné à la personne dont on établit l’ascendance (vous), 2 à son père, 3 à sa mère, 4 au grand-père paternel, 5 à la grand-mère paternelle, 6 au grand-père maternel, 7 à la grand-mère maternelle.

Ce système permet le repérage des ancêtres. Les hommes portent des numéros pairs, les femmes des numéros impairs. Le père porte un numéro double de celui de son enfant. La mère porte un numéro égal à celui de son mari plus un, ou double de celui de son enfant plus un.

Par exemple, le père du Sosa 45 porte le n° 90 et sa mère 91, le fils du Sosa 520 porte le n°260 marié à 261 etc.

Les signes conventionnels homologués

(Liste retenue en 1958 par le IV congrès International de Généalogie et d’Héraldique de Bruxelles – Ils avaient la particularité de pouvoir être réalisés sur le clavier universel d’une machine à écrire).

Les abréviations de dates

Quelques abréviations courantes

tableau

Termes employés en généalogie

Adultérin : enfant né de relation hors mariage. (aussi appelé enfant naturel)

Agnatique : branche allant de père en fils et reliant tous les porteurs du même patronyme

Collatéral : parents en ligne indirecte : frère et/ou sœur d’un individu, cousin, oncle…

Consanguin : frère et/ou sœur issus du même père

Utérins : frère et/ou sœurs issus  de la même mère

Germain : frère et sœur issus du même père et de la même mère

Cousins germains : lien de parenté qui unit deux personnes ayant des parents qui sont frères ou sœurs : enfants de l’oncle ou de la tante

Cousins issus de germains : lien de parenté entre les enfants de cousins germains, se dit aussi « remué de germains »

Degré : nombre de générations qui séparent les membres d’une même famille

Dispense de consanguinité : deux cousins, désirant se marier, mais dont la parenté était trop proche devaient obtenir une dispense (payante) de l’Eglise.

Filiatif : un mariage ou un contrat est filiatif s’il comporte le nom des parents, sinon il est non filiatif (NF)

Génération : désigne toutes les personnes se trouvant à un même degré de filiation par rapport à un ancêtre commun et désigne également le nombre de rang séparant deux personnes (ancêtre à la sixième génération)

Généalogie ascendante : recensement de tous vos ancêtres (parents, grands-parents, arrière-grands-parents…)

Généalogie descendante : recensement de l’ensemble de la descendance d’un couple (enfants, petits-enfants, arrière-petits-enfants…)

Généalogie collatérale : recensement des frères et sœurs d’une personne et de leur descendance

Implexe : rapport entre le nombre théorique d’ancêtres et le nombre réel d’ancêtres retrouvés compte tenu des mariages entre cousins

Intestat : se dit d’une personne décédée sans avoir laissé de testament

Liste éclair : liste de tous les patronymes de votre généalogie, localisation et dates extrêmes

Matronyme : nom de famille transmis par la mère

Onomastique : étude des noms de famille

Patronyme : nom de famille transmis par le père

Paléographie : étude des écritures anciennes